La gamine qui joue dans les arbres

On ne lit jamais que de l’intérieur de soi. Ce que l’auteur a en lui dans les profondeurs de son être, qui passe entièrement dans son écriture, ne filtre que dans une infime partie chez le lecteur. Il lit depuis ses propres profondeurs, et c’est comme une histoire qui a longtemps dormi en lui.

J’écris pour réveiller vos profondeurs.

Les histoires que je pose sont réelles. Il y a celles que l’on m’a raconté, des vies que j’ai croisées, des rêves éveillés, des songes endormis, des sensations quand je ferme les yeux, des arbres qui murmurent à mes oreilles. Je ne maitrise pas l’écriture, je n’invente pas un personnage : il me dit, lui-même, ce que je dois écrire, il me raconte ce qu’il s’est passé.
Je ne crée rien, ils me disent tout.

Parfois il parlent tous en même temps. Je pose alors les bonnes histoires dans les bons lieux mais je n’ai pas le temps de continuer que déjà je dois écrire autre chose et puis encore ailleurs se bouscule toute une vie à poser.. Ils sont impatients de vous dire ce qui leur est arrivé, vous comprenez.

Je n’aurais pas assez de toute une vie pour vous écrire ce qu’ils me disent, mais je vais essayer.

Je vais essayer.

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